Monday, December 10, 2018
Une passion pour la musique celtique. Jean-Marie Lacombe et quatre de ses six violons dans les années 1980
La première génération avant Jean-Marie :
Dans la famille Lacombe le violon fait partie intégrante du patrimoine familial. Chez les Lacombe de Glen-Nevis les fils de Hyacinthe se distinguaient particulièrement : Albert qui avait eu une offre de se joindre au Don Messer Show et avait refusé une tournée aux États-Unis à cause des besoins de la ferme et Norman, le papa de Jean-Marie, qui de l'avis de tous était le meilleur joueur de la famille au niveau de sa génération.
Voici une photo d'Albert Lacombe, frère de Norman Lacombe :
À cette époque, le répertoire des Lacombe était largement inspiré par le répertoire celtique d'Irlande et d'Écosse. On jouait chez les Lacombe des gigues écossaises (Scotch Reels), des Strathpeys, des Pastorales, des Polkas et des Valses. J'ai entendu Albert interpréter des œuvres de compositeurs celtiques traditionnels comme Coleman de la région de Sligo en Irlande et surtout de l'Écossais J. Scott Skinner.
La seconde génération :
Avec la seconde génération, Jean-Marie avait transporté encore plus haut le niveau du patrimoine familial puisqu'il a élevé l'art familial à celui de joueur et de luthier (voir la photo du début de cet article). Six violons sont connus de la main du maitre et une viole qu'il appelait son violon-viola à cinq cordes. On le voit ici poser fièrement avec les musiciens du Lochiel Strings qu'il avait co-fondé.
Derrière le piano à gauche : Bill Connors, Alphonse Bourbonnais, Jean Duval, Donald Joseph MacPhee. En avant du piano à droite : Viola MacCuaig, Jean Marie Lacombe, Lloyd MacCuaig (au piano), Paul Louis Lacombe et Gerald MacGillis.
Genèse des Lochiel Strings:
En 1980, Paul Louis Lacombe, Stanley Robinson et Jean Marie Lacombe, de Glen Robertson, en Ontario,se sont rencontrés régulièrement pour jouer de la musique traditionnelle de violon. À ce moment-là, ils se rendaient au Bob’s Hotel de la gare de Dalhousie, au Québec, pour entendre Viola MacCuaig, pianiste de renom accompagnant Little Jack MacDonald, violoniste de renom du Cap-Breton.
Paul Louis Lacombe, Stanley Robinson et Jean Marie Lacombe font partie du Glengarry Celtic Music Hall of Fame de Williamstown.
Les Lochiel Strings :
Ils ont fondé les cordes originales de la formation celtique les Lochiel Strings.
La formation était composée de Bill Connors, Alphonse Bourbonnais, Jean Duval, Donald Joseph MacPhee, Viola MacCuaig, Jean Marie Lacombe, Paul Louis Lacombe et Gerald MacGillis au violon accompagnés de Lloyd MacCuaig au piano.
Je termine cet article par la photo du luthier et sa viole qu'il appelait son violon-viola à cinq corde. Le bonheur se lit sur le visage d'un Jean-Marie radieux.
La troisième génération de cousins Lacombe joueurs de violon :
Jean-Marie regarde ceux qui t'aiment et qui dans la vie qui chemine encore, avec toi dans notre coeur poursuivent la merveilleuse trajectoire du violon traditionnel :
Jean-Marie Lacombe au restaurant de Madeleine Lacombe, sa soeur, L'Héritage à Glen Robertson
Pour les amateurs d'histoire familiale, cette salle appartenait auparavant à Tante Germaine Paquette,du temps de la salle de billard, l'épouse d'oncle Norman qui demeurait dans la maison de la côte à Glen Robertson qui avait appartenue à Oncle Midas le frère de Hyacinthe Lacombe et Tante Marie-Anne son épouse avant que Norman Lacombe et Germaine Paquette les parents de Jean-Marie y habitent et y élèvent leur famille.
Décès de Jean-Marie Lacombe
Ils vivaient avec son oncle Hormidas Lacombe, fromager, et son épouse Marie-Anne Filion à Glen Robertson. Hormidas et Marie-Anne Filion ont élevé Germaine Paquette lorsqu'elle devint orpheline en bas âge. Marie-Anne Filion était la sœur de sa grand-mère. Quand la mère de Jean Marie, Germaine Paquette a épousé son père Norman Lacombe, ils ont vécu chez Hormidas et Marie-Anne. Norman Lacombe a commencé à travailler à la fromagerie avec son oncle Hormidas Lacombe qui était le frère de son père Hyacinthe Lacombe. .
À cette époque, son père Norman Lacombe et son oncle Hormidas Lacombe jouaient du violon, mais son oncle jouait aussi de la cornemuse. Les frères et sœurs de Jean-Marie étaient tous musiciens et jouaient d'un instrument ou d'un autre, comme le piano, le violon, la guitare et l'accordéon.
Durant son enfance, Jean-Marie a fréquenté une école catholique à Glen Robertson, située à environ 800 mètres de son domicile. Chaque matin, jusqu'à la fin de sa 8e année, il se rendait à son école constituée de trois salles de classes. Pendant les mois d'été, il travaillait dans la ferme d'un voisin ou dans l'atelier de son oncle. Son oncle fabriquait des bâtons de hockey et différentes poignées en bois pour haches, marteaux et pics.
À l'âge de seize ans, Jean-Marie se joignit à des équipes de travailleurs de la construction où il se spécialisa dans le domaine de la maçonnerie et le travail de la pierre. Pendant trois étés, il s'est rendu à Simcoe et à Tillsonburg, en Ontario, pour la récolte du tabac.
En 1953, Jean-Marie a épousé Cécile Vernier. Le couple s'installa à Vankleek Hill, où Jean-Marie commença à travailler pour G. & G. Construction en tant qu'ouvrier, mélangeant du mortier et du ciment pendant la construction du lycée du district de Glengarry. Cécile et lui ont eu sept enfants, quatorze petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.
Jean-Marie a travaillé en tant qu' entrepreneur à son compte pendant de nombreuses années, avant de prendre sa retraite en 1990. Comme il était toujours intéressé par les instruments de musique, il en a fait un passe-temps.
Par la suite , Jean-Marie a continué à aimer le violon en jouant avec la formation pour cordes le Lochiel.
Thursday, April 2, 2015
Famille de Norman Lacombe
Les enfants de Norman :
Maurice (1928)
Léon (1930)
Marie-Marthe (1932)
Jean-Marie (1933)
Raymond (1935)
Noël (1937)
Madeleine (1939)
Paul-Émile (1941)
Germain (1944)
Georges (1946)
Gisèle (1948)
Normande (1951)
Saturday, January 17, 2015
Friday, December 27, 2013
Friday, January 6, 2012
Les Chevaux - The Horses
Voici une photo de 1915 présentant Alderic Lajeunesse tenant les rennesde l'attelage de sa charette à la fabrique de fromage où il est allé porter son lait (sur la rive de la rivière Beaudette) sur la septième allant vers Lancaster.
By the 1870s, Glen Nevis was a thriving community.
Horses and carts traveling on the road along the river to the west of the church to a sawmill and the shingle property of Duncan McLennan, great-grandfather of John McLeod
Here is a picture of 1915 with Alderic Lajeunesse taking the reins and the coupling of his wagon to the cheese factory where he went to bring the milk (on the bank of River Beaudette) on the seventh concession going to Lancaster.
Voici Angéline Lacombe (1899-1988) de la Concession 9 de Glen Nevis
(alors futur épouse d'Antoine Castonguay) en compagnie de son cheval
préféré, Prince :
Here is Angeline Lacombe (1899-1988) of the Concession 9 from Glen Nevis
(then future wife of Antoine Castonguay) with her favorite horse, Prince:
À tous les jours, il fallait distribuer la nourriture et le foin aux chevaux. Il fallait aussi leur donner à boire et nettoyer l'écurie.
En cas de besoins lorsqu'un cheval était malade, Il fallait aussi lui mettre et lui enlever ses bandages, le faire marcher à la main ou lui administrer une médication ou un supplément nutritionnel.
Lorsque de gros travaux étaient prévus les chevaux recevaient une ration d'avoine.
Every day, they had to distribute food and hay for the horses. It was also necessary to give them to drink and clean the stable.
Concerning the special needs, if a horse was sick, they also had to put on and take off his bandages, train the horse in solo in order to make him practice walking, and to administer medication or the nutritional supplements.
When major work was planned with the horses, they were given a ration of oats.
L'estomac des chevaux contient de 10 à 15 litres, dont seuls les 2/3 sont utilisés, ce qui entraîne une bonne assimilation de seulement 3 à 4 litres d'aliments par repas. Les cultivateurs de Glen Nevis évitaient de faire boire leurs
chevaux immédiatement avant de manger au retour des travaux de ferme si ils se destinaient à donner une ration d'avoine afin d'éviter de faire gonfler
les grains et de tuer l'animal suite à une indigestion car les chevaux n'ont pas de possibilité de vomir ( le muscle au cardia à l'entrée de l'estomac forme le nœud suisse). On devait laisser à l'animal le temps de bien mastiquer ses aliments. Pour le foin le cheval a besoin de 40 minutes de mastication par kilo absorbé. Nos anciens cultivateurs savaient que le cheval met environ 6 heures pour la digestion gastrique de ses aliments et de 4 à 5 jours pour la digestion intestinale complète.
Voici une photo d'Angéline Lacombe (concession 9) avec Daise et Queen :
The stomach of horses contains 10 to 15 liters, of which only 2 / 3 are used, resulting in proper assimilation of only 3 to 4 liters of food per meal. Glen Nevis farmers avoided to give water to their horses immediately before eating after the return from of farm work if they are intended to provide a ration of oats to avoid the inflating of the grains in the stomach which could kill the animal due to indigestion because the horses have no chance to throw (the muscle at the cardia at the entrance of the stomach forms the Swiss node). It should allow the animal time to chew their food. For hay the horse needs 40 minutes of chewing per kilogram absorbed. Our old farmers knew that the horse takes about 6 hours for gastric digestion of its food and 4 to 5 days to complete the intestinal digestion.
Here is a picture of Angelina Lacombe (concession 9) with Daise and Queen:
On savait également que les grains de bonne qualité sont lourds
car ils ne doivent pas avoir une proportion importante de "balle" (ou écorce)
qui est mal digérée. Ils ne doivent également être glissants (sans humidité) et sains afin de ne pas abriter de moisissures susceptibles d'empoisonner les bêtes ou de provoquer des maladies respiratoires.
They also knew that the high quality grains are heavy because they should not have a significant proportion of "ball" (or bark) that is poorly digested. They should also be slippery (with no humidity) and healthy with the absence of molds which can poison the animals or cause infections associated with respiratory diseases.
Ils effectuaient le pansage de leurs chevaux avec plusieurs instruments : trois sortes de brosses, une raclette métallique ( l’étrille) pour nettoyer
les brosses, un peigne à crinière, un tortillon de paille ( le bouchon) pour
frotter la peau, un torchon ( l’époussette) et un cure-pied pour le maintien hygiénique des sabots. On commençait par la tête que l’on brossait doucement.
Puis on brossait le corps plus énergiquement en procédant de haut en bas dans le sens du poil ; la brosse devait être nettoyée à l’étrille tous les
cinq ou six coups pour éliminer notamment les poils qui s’y sont fixés Les membres étaient aussi brossés de haut en bas pour éviter que la saleté ne se redépose sur les parties déjà nettoyées.
They were doing the grooming of their horses with several instruments: three kinds of brushes, a metal squeegee (the comb) to clean the brushes, a comb mane, a twist of straw (the cap) for the rubbing of the skin, a cloth (the dusts) and a hoof pick to maintain hygienic clogs. They began with the head of the horse with a soft brush.
Then brushing the body more strongly and firmly by doing up and down movements in the grain of the horse hairs, the brush was cleaned five or six times a week to remove hairs attached to it. The legs were also scrubbed from top to bottom to prevent dirt deposits on surfaces already cleaned.
On donnait des unités de fourrage en fonction du poids de l'animal. À titre d'exemple :
Un cheval de 350 kg. requiert 3,3 unités environ.
Un cheval de 400 kg. requiert 3,7 unités environ.
Un cheval de 450 kg. requiert 4,0 unités environ.
Un cheval de 500 kg. requiert 4,4 unités environ.
Un cheval de 550 kg. requiert 4,7 unités environ.
Un cheval de 600 kg. requiert 5,0 unités environ.
The units given to feed the horses were based on the weight of each animal. For example:
A 350 kg horse. requires about 3.3 units.
A 400 kg horse. requires about 3.7 units.
A 450 kg horse. requires about 4.0 units.
A 500 kg horse. requires about 4.4 units.
A 550 kg horse. requires about 4.7 units.
A 600 kg horse. requires about 5.0 units.




















